illustration

Actualité

ATELIER AFRICAIN SUR LA SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS EN AFRIQUE : CINQ JOURS DE TRAVAUX COURONNÉS DE SUCCÈS

Vendredi 03 Juillet 2026


illustration

Abidjan a accueilli, du 29 juin au 3 juillet 2026, l’atelier africain consacré à la sécurité sanitaire des aliments, réunissant des experts de plus de 30 pays autour des enjeux du contrôle des aliments, de l’harmonisation des normes sanitaires et de la coopération scientifique. Au terme de cinq jours de travaux, 55 communications orales, 23 posters scientifiques et cinq panels de haut niveau ont été présentés, traduisant la mobilisation des acteurs africains en faveur de systèmes alimentaires plus sûrs, plus performants et plus résilients.


À la clôture des travaux, ce vendredi 3 juillet 2026, la directrice générale du LANEMA, Mawa Koné, s'est félicitée des résultats obtenus. « Abidjan s'est affirmée comme un véritable carrefour de l'excellence scientifique africaine et internationale », a-t-elle déclaré, soulignant que les échanges ont permis des avancées dans la détection des contaminants chimiques, des résidus de pesticides, des médicaments vétérinaires et des mycotoxines, tout en consolidant l'approche One Health. Elle a également mis en avant le projet « Plat Attiéké », destiné à améliorer la qualité, la traçabilité et la standardisation de ce produit emblématique afin de le rendre conforme aux normes internationales.

Représentant le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Kalil Konaté, le Directeur de Cabinet Adjoint, Olivier Daipo, a salué la qualité des travaux, estimant que « les conclusions issues de vos travaux constituent désormais une base solide pour orienter nos actions futures ». Il a exhorté les participants à transformer les recommandations en « actions concrètes, durables et mesurables », rappelant que la sécurité sanitaire des aliments est à la fois un enjeu de santé publique, un levier de développement économique et un facteur essentiel de l'intégration africaine dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Les participants ont, pour leur part, insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des universités et de promouvoir une harmonisation des normes africaines. « Nous aurions beaucoup à gagner en fédérant nos normes pour faciliter la circulation de nos produits alimentaires », a indiqué le maître de conférences Kouassi Athanase, représentant l'Université de Daloa. La médecin de santé publique Raïssa Sambour a, quant à elle, salué « un moment d'échanges très fructueux » ayant favorisé la création de collaborations entre experts africains, tandis que le chercheur burkinabè Basier Raoul a relevé que les travaux ont permis de mieux cerner les enjeux liés aux contaminants alimentaires et au réseautage des laboratoires africains.

La cérémonie de clôture a également été marquée par la remise de distinctions à plusieurs participants en reconnaissance de leur engagement tout au long de l'atelier. Les recommandations adoptées serviront de feuille de route pour renforcer la coopération entre laboratoires, autorités réglementaires, universités et partenaires techniques, avec l'ambition de bâtir un système africain de sécurité sanitaire des aliments plus intégré, performant et résilient.

 

DCRP_MCIA